L’après-Lune : comment les astronautes d’Apollo 11 ont géré

L’après-Lune, comment les astronautes des missions Apollo ont géré

Aller sur la Lune n’a pas été donné à tout le monde : seulement 12 hommes, tous américains, ont eu ce privilège exceptionnel. Cela a été pour eux très difficile à gérer psychologiquement, socialement et professionnellement, et en tenant aussi compte de leurs personnalités pour s’adapter à cette situation. Et plus encore pour l’équipage d’Apollo 11 en tant que premiers depuis que le monde est monde à pouvoir le faire. Car aller sur la Lune était un challenge particulièrement fort à relever, autrement dit il n’y a que le premier pas qui coûte…
L’équipage d’Apollo 11 comme tout le monde le sait, a marché sur la Lune en premier, ou plus exactement deux membres, Neil Armstrong et Buzz Aldrin, moins un resté en orbite, Michael Collins. Les vols Apollo, à partir d’Apollo 10 (vol où le module lunaire LEM ne faisait que survoler la Lune à 14 km d’altitude sans s’y poser), étaient organisés ainsi : deux hommes dans le LEM et le troisième qui attend en orbite le retour de ses coéquipiers. Ce dernier était la plupart du temps moins embêté par les aléas de la célébrité en restant dans l’ombre de ses collègues ayant marché sur la Lune, même s’il participait à leurs côtés aux festivités, conférences, inaugurations, expositions, galas etc…
Neil Armstrong, qui était d’un naturel extrêmement humble et discret, s’attendait à être fêté et adulé dans le monde entier, mais sans en avoir soupçonné l’ampleur. Bien sûr, il s’est prêté au jeu de la tournée mondiale « Pas de Géant », organisée afin de fêter leur exploit en grande pompe, et que les astronautes et leurs épouses rencontrent têtes couronnées et présidents et reçoivent de nombreuses récompenses de toutes sortes. Neil Armstrong, une fois tout cela terminé, ne rêvait que de se terrer dans un trou de souris et surtout qu’on le laisse tranquille. Mais comme il lui fallait continuer de gagner sa vie et élever ses deux fils, il quitte la NASA juste à la fin de la tournée et accepte de devenir professeur en ingénierie à l’université de Cincinatti (Ohio, Etats-Unis), où il enseignera 8 ans. Puis lorsque la navette spatiale Challenger explose en 1986, il co-préside la commission d’enquête. Il fait partie du conseil d’administration de nombreuses sociétés.
Côté vie privée, après avoir eu une courte aventure avec la chanteuse Connie Stevens, il sauve son mariage de justesse, mais son épouse Janet, la mère de ses 3 enfants (sa petite fille Karen meurt d’un cancer à 2 ans, en 1961), finit par le quitter au début des années 90, lassée de le voir obsédé par la Lune. Il se remarie avec Carol Knight en 1994. Ses apparitions publiques restent rarissimes, assumant difficilement les conséquences médiatiques de son célèbre premier pas sur la Lune, et n’a plus signé aucun autographe en ayant appris que ceux-ci se vendaient à prix d’or sur des sites de revente. Fragile du coeur depuis un premier infarctus en 1991, il se fait opérer le surlendemain de ses 82 ans, en 2012, mais des complications surviennent et il décède le 25 Août 2012.
Buzz Aldrin, lui, vit tout autrement la célébrité apportée par l’exploit. Bien plus expansif et bavard, il sombre néanmoins dans la dépression et l’alcoolisme, ne sachant pas quoi faire de « mieux » dans la vie et acceptant mal la frustration de n’avoir été « que » le deuxième homme sur la Lune.  Il quitte la NASA en 1972. Dans la foulée, il divorce de Joan, avec laquelle il a eu 3 enfants, se remarie et divorce encore 2 fois. Lui aussi fait partie du conseil administratif de nombreuses sociétés liés à l’aviation et à l’ingénierie. Il a gardé le surnom Buzz hérité de la mauvaise prononciation de l’une de ses soeurs encore petite en voulant l’appeller « brother » (frère), au point de remplacer son vrai prénom, Edwin, par celui-ci ! Il ne refuse pas la médiatisation, contrairement à Neil Armstrong et on le voit régulièrement à la télévision, aux galas et sur les réseaux sociaux.
Mike Collins n’a jamais divorcé. Sitôt la tournée mondiale « Pas de Géant » terminée, il démissionne de la NASA et change radicalement de carrière en devenant secrétaire d’Etat adjoint à l’équivalent américain de notre Ministère des Affaires Etrangères, puis il est directeur du musée spatial du Smithsonian Institute, dont il devient ensuite secrétaire adjoint, puis vice président d’une société aérospatiale. Il a également écrit plusieurs livres, peint des aquarelles, et adore pêcher et jardiner.

http://max.q.pagesperso-orange.fr/

http://www.capcomespace.net/dossiers/espace_US/apollo/index.htm

https://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_Apollo

 

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